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samedi 15 septembre 2012

De Kyoto (Japon) à Vancouver (Canada)


Avec ses innombrables temples, jardins et sanctuaires, Kyoto est considérée comme le centre culturel du Japon. Même si la ville est bien moins étendue que celles ou je suis passé précédemment au japon, visiter tous ces sites historiques peut prendre des semaines. Avec  Murat, un turc rencontré à l'auberge de jeunesse, on en visite quelques un...

Kyoto -sanctuaire de Fushiminari
Dans les rues de Kyoto

Kyoto tower avec murat

Dans ces sanctuaires et jardins, il y règne une atmosphère paisible. On y voit le japon tel que l'on se l'imagine : des lacs remplis de carpes, les petites allées fleuries, les bonsaïs, les traditionnelles boiseries et portes coulissantes...

Kyoto - temple Tenryu ji

Kyoto - sanctuaire de Fushiminari


Kyoto - temple Tenryu ji

Je quitte Kyoto direction Tokyo pour mes derniers kilomètres en Asie. Entre les deux, un obstacle de taille qui porte bien son nom : ''les alpes japonnaises'' avec des sommets qui culminent à plus de 3000 mètres d'altitude. Je m'engage Nord Est dans ces grandes vallées (et ces cols!) vers Nagano. (encore une fois Patrice, je suis en retard pour les JO! Mais Tokyo est ville candidate pour 2020 ;)

Couché de soleil sur le Lac de Biwa 
Les paysages des alpes japonaises

Dans ces montages, j'ai à nouveau à faire à la police japonaise. Alors que je traverse une petite ville dans laquelle il y a tout un escadron de policiers en train de bloquer la route. Ils me font signe de serrer à gauche pour passer. Quelques kilomètres plus loin, une voiture de police m'interpelle à coup de gyrophare et de porte voix. Un des agents, avec le sourire, essaie de m'expliquer quelque chose. Il mime et ajoute quelque mots d'anglais. Mais tout ce que je comprends c'est ''money'' et que le papier qu'il est en train de remplir en japonais avec mon identitée ressemble fort à un PV. Autour de moi, des rizières et des montagnes  à perte de vue. Je me demande bien ce que j'ai pu faire de mal.


La j'ai pas pu griller le feu rouge...

Apres une bonne demie heure et une fouille complète des sacoches, je comprends enfin. C'est apparement rarissime au Japon, il y a eu un cambriolage dans la ville voisine et le malfaiteur s'est enfuit à vélo. Cycliste chargé comme une mule, j'étais le suspect idéal.


Vu du col, on se rend bien compte que souvent au Japon, tout ce qui est plat est urbanisé

Après cette petite anecdote, je me laisse ''descendre'' jusqu'au parc national de Fuji Hakone. Au détour d'un virage, alors que je ne m'attendais pas à le voir si tôt, j'en prends plein les yeux en voyant le Mont Fuji. Cette montagne emblematique est quand même sacrément impressionnante.


Le Mont Fuji qui culmine à 3776 mètres - Un symbole de la nation 

Il y a une chose qui me fait sourire à chaque fois, c'est l'influence ''manga'' qui se ressent un peu partout au Japon, parfois même dans le comportement des gens. Enfin c'est plutot les mangas qui sont influencés par la culture japonaise. Les panneaux d'interdiction, les enseignes de restaurant et indications diverses, tous ces affichages sont illustrés par un petit personnage.


Une sélection faite maison - A chaque panneau je ne peux pas m’empêcher de prendre une photo...

L'arrivée à Tokyo me donne le ton , je traverse une bonne partie de la ville pour me rendre à la guest house, la ville est gigantesque. Pour se faire une idéee, il y a plus de 35 millions d'habitants dans l'agglomération de Tokyo, alors que l'agglomératon parisenne en compte 12 millions.  

Arrivée à Tokyo..sur 2 étages!

Je mets le velo au parking pour une semaine (en comptant sur la réputation très sure du Japon), le temps d'organiser la suite du voyage et de visiter cette ville tentaculaire.


Tokyo (enfin juste une partie) vu de la Tokyo skytree (tour de 650 mètres de haut)

Tokyo - arrondissement de Asakusa - temple senso ji

Tokyo - arrondissement de Asakusa - vu sur Tokyo skytree

Je tombe dans une guest house ou l'ambiance est plutot sympa. Le bar, qui sert également de pièce commune, est fréquenté par des japonais souhaitant parler et progresser en anglais. Ca me permet d’avoir des réponses à mes questions sur la culture japonaise. Aussi de ''rattrapper'' le peu d'échange que j'ai eu avec les japonais ces dernières semaines du a leur anglais (et à mon japonais) quasi inexistant. J'apprecie d'autant plus le fait d'y rester un peu plus longtemps que les 2 ou 3 jours de repos habituels. 

Tokyo - Asakusa smile guest house - le dortoir 401, le meilleur de tous et de loin! Bonne continuation à vous les amis!

Le hasard du calendrier fait que j'ai aussi la chance de revoir mon vieux pote Kristen, venu passer une semaine à Tokyo. C'est avec lui que je visite le quartier de Akihiabara avec sa fameuse ''ville électrique'' . On y trouve des jeux videos introuvables ailleurs, des magasins d'électronique et de matériel hi tech, des salles d'arcades avec des jeux introuvables ailleurs, mais aussi tout les gadgets possibles et imaginables, le tout sur plusieurs étages.

Kristen,  t'avouera quand même que sur le jeu des tambours j'étais un cran au dessus!
Tokyo -  Arrondissement de Akihabara dit "la ville électrique"


Le barman de la guest house a quelques contacts, ce qui nous donne le privilège d'assister au dernier entrainement  des lutteurs avant le ''grand sumo tournament'' qui a lieu 3 fois par ans à Tokyo. On se rend dans la salle d'entrainement, on est les seuls spectateurs. Il y regne un calme parfait que seul les conseils de l’entraîneur vient troubler. On nous fais asseoir derrière lui,  à quelques mètres à peine des lutteurs. A cette distance, on se rend bien compte de la puissance développée par ces mastodontes et à chaque chute, on sent le sol vibrer. On assiste aux rituels typiques. Pour résumer en un mot, IMPRESSIONNANT! 

un sumo pèse entre 120 et 160kg

Les filles, si ça vous interesse, j'ai leurs numéros de portable ;)

C'est la que l’expression ''ne pas faire le poids'' prend tout son sens

Même avec des buildings à perte de vue, chaque arrondissement de Tokyo a sa propre identité : le   tres vivant  marché aux poissons de Tsukiji par lequel transit toute la faune marine du marché japonnais, le quartier Shibuya royaume du shopping, Sinjuku trés animé mais aussi un haut lieu des affaires, Ueno et Asakusa plus culturel, Rappongi ou ça vit plutôt la nuit,  et bien d'autres encore.

Tokyo - jardin de Hamarikyuteien
Tokyo - le marché aux poissons de Tsukiji

Tokyo - l'arrondissement de Odaiba vu de la Tokyo tower (350mètres de haut)

Même avec un tel nombre d'habitants, la circulation y est aisée, que ce soit en voiture, à vélo ou à pied. Les métros et autres transports en commun sont efficaces malgré le nombre de compagnie différentes qui se partage le réseau. A Tokyo, comme dans tout le pays d'ailleurs, tout est bien réglé, tout est respecté, tout est propre, droit, rien ne dépasse.



Tokyo - arrondissement de Shibuya

Tokyo - un petit restaurant de rue traditionnel

Tokyo - arrondissement de Sinjuku

Une page se tourne, je quitte l'Asie que j'ai beaucoup aimée pour m'envoler vers le continent Américain, la ou je ne devrais plus me heurter à la barrière linguistique, enfin sous réserve que  j'ouvre mon livre d'espagnol de temps en temps avant d'arriver au Mexique.


L'Asie, c'est fini...
Après 12h de vol, 6h d'escale, j'arrive à l'aéroport de Vancouver. Il fait nuit, mais je n'arrive pas trouver le sommeil à cause du décalage horaire. Je remonte le vélo et pars faire un petit tour dans la ville encore déserte. 


Arrivée à Vancouver au lever de soleil
A taille humaine, entourée par les montagnes avec de grandes forets, au bord de l'océan, je sens tout de suite que je vais m'y plaire. D'autant plus que j'ai le bonheur d'y retrouver mes parents qui m'ont rejoint pour une semaine. Au programme, des baleines, des ours, des lions de mer et des balades.


Papa, je crois bien qu'on a le même coiffeur non?

Vancouver downtown
Bon les baleines ont été timides, mais les lions de mer sont plutot curieux

Demain, je remonte sur le vélo, direction les Etats unis.

A bientôt.

PS : Comme pas mal de gens me l'ont demandé, je vais faire une newsletter, qui consiste à envoyer un mail pour prévenir d'une nouvelle mise à jour (toutes les 2 à 3 semaines). Après plusieurs tests, il s'avère que l'outil "newsletter" proposé par blogspot n'est pas très fiable. Je vais donc le faire par moi même. Si vous souhaitez suivre ce blog envoyez moi votre email : loic285@hotmail.com

mercredi 22 août 2012

De Busan (Corée du Sud) à Kyoto (Japon)

Après avoir passé quelques jours à Busan, je quitte la Corée du Sud en ferry pour rejoindre le Japon. Je me réveille le lendemain à Fukuoka, 4ème plus grande ville du pays sur l'ile de Kyushu tout à l'Ouest . Petit passage à la douane. Hop! tampon! mon passeport continue à se remplir... 

Qui a dit que j'avais plus de cheveux?

Je fais un petit tour dans la ville pour m'acclimater un peu. Quelques différences par rapport à la Corée du Sud mais pas de changement radical. Une grande ville avec son quota de buildings. Le temps d'acheter une bonne carte routière, de faire quelques courses puis je fais mes premiers tours de roues au Japon. j'ai bien du mal à sortir de la zone urbaine. Pendant plus d'une centaine de kilomètres je traverse un alignement continue de centres commerciaux, et un enchainement de villes. 

hypermarchés, salles de jeux, pompes à essence et magasins divers. le Japon, ça ressemble souvent à ça...

Une chose est sure, ici je ne manquerai de rien. Mais malgré le nombres d'enseignes de supermarchés, les prix sont très élevés. Je savais que la vie était chère, mais ça dépasse ce que j'imaginais : 3 euros la pomme, 4 euros le kilo de riz,  10 euros le melon, 1,50 euros la tomate, 4 euros l'heure d'internet...  En bref, c'est pas ici que je vais faire des économies.  

Je parle beaucoup d'iles, de ponts, d'iles entres les iles, etc... pour comprendre ce que je raconte c'est plus facile avec une carte
Ce n'est que sur l'ile principale de Honshu, en direction de Hagi, que je peux voir le Japon comme je l'imaginais. Des petits villages avec des maisons traditionnelles, des collines verdoyantes, des temples, etc... Encore une fois, j'ai de la chance avec la météo,  seuls quelques  gros orages m'obligent parfois à m'arrêter. Et encore une fois les conditions sont parfaites : routes en très bon état et tout le confort à portée de main. 

Les collines de Akuyoshidai

Le pont de Iwakuni
Les maisons traditionelles japonaises
Je continue à profiter de ces paysages idylliques en retraversant ces montagnes pour me rendre à Hiroshima sur la cote Sud. Dans ces villages de montagnes, je me rends bien compte du calme et de la ''zen attitude'' des japonais. Les gens sont souriants et la colère ne fait pas partie de leurs habitudes.    

Le village de Tsuwano

Hiroshima - une partie du  ''memorial peace park''

Hiroshima
J'entame ensuite la petite traversée du chapelet de 8 iles (et des dizaines  et des dizaines d'ilots) conectées par de grands viaducs qui relient l'ile principale de Honshu et de Shikoku. Sans être trop fréquenté, c'est apparement un endroit priviligié par les japonais pour y passer leurs vacances. Je comprends vite pourquoi. En plus des paysages vraiment jolis, on y trouve des installations de sports et de loisirs un peu partout, un réseau complet de pistes cyclables, des aires de pique-nique, des plages, des villages de pêcheurs et évidement des sushis à tout les coins de rue... Tout ce qu'il faut pour rendre l'endroit agréable. 


En route pour les iles...

Vue sur l'ile de Takeneshima
Je ne m'en lasse pas...

Passé ces iles, me voila sur l'ile du Sud de Shikoku. Je n'y ferais qu'un bref mais agréable passage pour allez à Naruto, l'endroit  je suis sensé  rejoindre l'ile de Awaji (l'ile qui fait la liaison entre Shikoku et Honshu, (je vous avait dit, la carte était nécessaire ;) ) Mais arrivé la bas, surprise! Pas de ferry qui fait la liaison et le pont est réservé à l'autoroute. Il n'est donc pas possible de passer à vélo.

Le voila ce fameux pont de Naruto!

Après le nombre de ponts et d'iles que je viens de traverser ces derniers jours ou j'avais même le choix entre prendre le pont ou plusieurs destinations en ferry, j'ai du mal à le croire. Je demande confirmation à plusieurs personnes,  la solution serait d'allez à Tokushima prendre un ferry pour Wakayama. Pas vraiment ce que j'avais prevu. Ca me ferais faire bien des detours et traverser des zones ubaines plutot que cette ile qui s'annonce plutôt sympa. Pas de bus non plus, j'essaie alors l'autostop pour passer le pont,  sans succès. Les taxis refusent d'embarquer mon vélo. Allez, je tente l'autoroute. A défaut d'autres choix,  j'ai du rouler sur l'autoroute à plusieurs reprises dans d'autres pays, sans problèmes. Après tout, il n'y que 6 kilomètres entre l'entrée et la sortie d'autoroute. J'y vais! Je passe le péage discrètement, roule le plus vite que je peux, regarde mon compteur, 1km, 2km, 3km... mais les caméras de surveillance m'ont trahies,  en plein milieu du pont,  une voiture de police me rattrape et m'interpelle.  J'ai pu verifier le légendaire calme et l'organisation sans faille des japonais. En 3 minutes, une voiture de la police d'autoroute, une voiture de police et une camionnette pour charger le vélo, soit 8 personnes en tout. En plus de la bande d'arrêt d'urgence bloquée, la circulation de la voie de gauche  est déviée (au Japon, on roule à gauche). Je suis surpris de tout ce tralala mais surtout gêné par la dérangement causé. Ils m'emmènent de l'autre coté du pont. M'expliquent gentiment et avec le sourire que c'est interdit, contrôlent mon passeport. Il est 17h, ils ne savent pas trop quoi faire de moi, ils discutent entre eux,  me proposent de m'emmener à Kobe à 80 kilomètres de la (ça m'arrange pas, ça me ferais ''louper'' cette ile), puis de m'emmener à un hôtel de mon choix (allez à l'hôtel, ça ne m'arrange pas non plus). Puis ils me demande ''vous avez prévu quoi?, Qu'est-ce que vous préférez?''. Maintenant que je suis de ce coté du pont, j'aimerais autant allez à Kobe à vélo. Il me laissent donc  partir, pas d'amande, et me donnent même quelques indications de routes et recommandations sur les plus beaux endroits de l'ile. 

Coucher de soleil sur l'ile de Awaji, merci la police japonaise

J'ai bien fait de négocier, cette ile plutôt sauvage vaut le coup

Pont de Akashi tout au Nord de l'ile de Awaji - vue sur Kobe - Cette fois, il y avait un bateau!

J'arrive à Kobe en fin de journée. L'agglomération formée par Kobe et Osaka est immense. Ca va me permettre de me perfectionner en matière de ''bivouac urbain''. Pendant quelques jours je vais ralentir un peu le rythme niveau vélo. Au programme : Kobe, Osaka, Nara et Kyoto. Il y a peu de distance entre ces villes, j'ai donc le temps de visiter et me balader.

Arrivée à Kobe

Kobe

Kobe
 
Le lendemain, je vais à Osaka, 3ème plus grande ville du pays. Il est facile de s'orienter au Japon, tout est clairement indiqué et c'est assez sûr d'y circuler à vélo, même sur ces grands axes à 5 voies. Mais dans cette énorme zone urbaine, même s'il y a peu de distance, les feux tout les 300 mètres (pendant 40 kilomètres) rendent la progression lente. Arrivée à Osaka, tout monte encore d'un cran, plus de monde, les buildings sont plus hauts, les autoroutes sont sur 2 étages en hauteur, métro aérien, ca devient impressionnant. 


Osaka - quartier de Umeda

 Les Takoyaki -  des boules de pate frites farcies au poulpe! mais ca je le savais pas...cela dit, c'était pas mauvais

Osaka - quartier très animé de Namba
Je passe ensuite la colline à l'Est de la grande banlieue d'Osaka pour  retrouver un peu de calme à Nara. Petite ville couverte par un immense parc parsemé de temples. Nara fut la capitale du Japon antique, entre 710 et 784, et les monuments historiques de l'ancienne ville ont été inscrits au patrimoine mondial de l'humanité.

Le paisible parc de Nara
Nara - temple Todai ji
Parc de Nara

Je rejoins ensuite Kyoto, ou je suis actuellement, pour quelques jours de repos et visite ,mais ça j'en parlerais la prochaine fois... 
A bientôt.