Affichage des articles dont le libellé est Afrique du Sud. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Afrique du Sud. Afficher tous les articles

mardi 9 septembre 2014

De Port Elizabeth (Afrique du Sud) à Capetown (Afrique du Sud)

Direction plein Ouest vert Le Cap ! C’est la dernière ligne droite en Afrique.1000 kilomètres à peine en faisant le détour par le Cap de Bonne Espérance.  Sur le chemin, que du bon:  la majestueuse "Garden Route", les côtes de l'océan indien et la péninsule du Cap. Grand soleil, vent dans le dos, je quitte Port Elizabeth plein d’enthousiasme. En route...

Garden route –  les Flamands rose de Plattensberg bay
La "Garden Route"
La "Garden Route"

La «Garden route» m'offre de superbes paysages pendant les premiers jours. C’est vallonné, verdoyant, fleuri, sauvage, joli… bref, c’est vraiment agréable de rouler par ici. J’y croise quelques cyclistes sur la route avec qui je discute toujours un moment. Je suis parfois invité, dommage que ça ne soit jamais au bon endroit.


Une des quelques rares vues sur l'océan le long de la Garden Route
Garden Route
Garden Route - la baie de Wilderness

Je m’arrête dans la petite ville de Knysna, qui sans les bidonvilles de la périphérie ressemblerait à s'y méprendre à une ville américaine. J'ai vu sur le lagon, c'est parfait pour se reposer, d'autant plus que dehors le vent et la pluie ont remplacé le soleil. J'y passe deux jours bien confortablement sur le canapé pour me décider et m'organiser pour la suite.


Knysna - Vue du Canapé de l'auberge dans laquelle je réside
Le lagon de Knysna
Garden Route
Coup de chance le soleil revient quand je reprends la route. La Garden Route se termine, je perds de vu l'océan indien pour quelques jours, mais les chouettes paysages sont toujours là. De grandes étendues colorées défilent sous mes roues. J'y vois quelques élevages d'autruches, des singes et parfois quelques antilopes.


Un coup d'oeil à gauche
Peureuses au premier abord, les autruches sont ensuite plutôt curieuses
Bivouac avant le col, une des rare nuit en Afrique du Sud que je ne passe pas entre les barbelés et la route. j'ai même eu droit à la visite surprise d'antilopes
Une dernière bosse et j'arrive à nouveau sur la côte, cette fois je ne la quitterais plus jusqu'au Cap. La route colle à l'océan sur les 300 derniers kilomètres : falaises, plages, j'en prends plein les yeux...


De l'autre coté du col, c'est l'océan Indien
La petite ville de Hermanus
Les côtes de l'océan Indien
Je savoure ces derniers kilomètres en Afrique, je me laisse allez en roue libre le long de l'océan à admirer les paysages, la bouche ouverte. Je vois les panneaux pour le Cap, je ne compte plus les kilomètres, je les décompte... Je commence à réaliser que ce passage en Afrique se termine.


J'ai connu des routes moins agréables
Les manchots de Betty's bay
Une des nombreuses espèces de plantes indigènes présente uniquement dans la région du Cap

Le Cap est maintenant juste devant moi, mais avant de rejoindre la ville, je veux allez jusqu'au Cap de Bonne Espérance tout au Sud de la Péninsule, et par la même occasion, en faire le tour. Pour cela, je dois traverser la grande banlieue du Cap. Pendant une trentaine de kilomètres je n'ai pas d'autre choix que d'empreinter l'autoroute. J'en ai maintenant l'habitude. Cependant, ce n'est pas aussi bien indiqué que je l’espérais et je me retrouve deux sorties trop loin. Plutôt que de faire demi tour, je sors à la suivante et essaie de me rattraper. Je me perds un peu dans le quartier de Khayelitsha,  je sens qu'il vaut mieux pas traîner. (j'apprendrais par la suite que c'est l'un des pire township de la ville) Au passage, je me fais cracher dessus par un homme qui a essayé de m’attraper le bras en roulant. Je retrouve finalement la petite route côtière quelques kilomètres plus loin avec ses luxueuses zones résidentielles. Le contraste Sud Africain...




Arrivée sur la Péninsule du Cap
Péninsule du Cap - Village de Muizinberg
Péninsule du Cap - Simon's Town

La péninsule est splendide! Sauvage, fleurie, quelques villages charmants, c'est un régal à vélo. Le vent me pousse, j'arrive vers le Cap de Bonne Espérance. Il y règne une athmosphère particulière, comme un air de bout du monde. Balayé par les vents, c'est l'endroit ou l'océan Indien et l'océan Atlantique se rencontrent. Les images des 3 dernières années de voyage défilent dans ma tête, moment d'émotion, l'arrivée au Cap de Bonne Espérance est le point final de ce tour du monde.

Péninsule du Cap
Sur la Péninsule du Cap
Le Cap de Bonne Espérance, le bout du bout, l'Afrique c'est fini
Le bout du bout certes, mais il reste une petite cinquantaine de kilomètres pour rejoindre la ville. C'est samedi matin, de nombreux groupes de cyclistes défilent sur les falaises de la péninsule. Je fais des bouts de routes avec certains, ils me questionnent sur mon voyage, me félicitent."C'est la route la plus jolie du monde" me disent ils. Je ne sais pas si c'est vraiment le cas, mais des paysages pareils pour un final, c'est plutôt chouette.
Les routes fleuries de la Péninsule
Les falaises de Chapman's Peak - La ville du Cap  se trouve juste derrière
Les derniers kilomètres jusqu'au Cap avec un groupe des cyclistes locaux
Le Cap est niché entre Table Mountain (un massif qui culmine à 1000 mètres d'altitude) et l'océan Atlantique, c'est ce qui donne tout son charme à la ville. C'est de loin la ville africaine la plus agréable que j'ai vu.  La seule en tout cas qui me donne envie de m'y balader, de flâner, de m'y promener.

Le Cap vu du Haut de Table Mountain
Je reste 3 jours au Cap. Hasard du calendrier, Nicolas et Elise avec qui je suis en contact par email, un couple d'Arras (une ville superbe selon eux, et je ne dis pas ça parce qu'ils vont ouvrir une chambre d’hôtes hein!), y sont au même moment. L'entente est instantanée et on grimpe ensemble sur Table Mountain. La vue du sommet est impressionnante.

Sommet de Table Mountain - Elise, Nicolas je dois vous avouer que j'ai eux des courbatures pendant 2 jours
Le Cap - waterfront
Le Cap

Ce soir, je m'envole pour Vancouver au Canada, oui encore, j'en parlerais la prochaine fois.


A bientôt

samedi 23 août 2014

De Mbabane (Swaziland) à Port Elizabeth (Afrique du Sud)

Le Swaziland est un tout petit pays, je n’y aurais roulé seulement 2 jours, difficile donc de se faire une idée en si peu de temps. Je continue ma route en Afrique du Sud,  cap vers les montagnes du Drakensberg à quelques jours de vélo. Je me lance sur cette section de « transition » sans trop savoir à quoi m’attendre  et c’est plutôt une bonne surprise. C’est vallonnée, la route est bonne et les paysages sont chouettes.

Région du Kwazulu Natal - Entre Piet Retief et Ladysmith
Les premiers jours de route passent tranquillement, trop tranquillement peut être : pédalage, supermarché, pédalage, supermarché, répétez, répétez…  La joie de vivre et la spontanéité africaine ont disparu, les gens vivent dans leur bulle sans prêter attention à ce qui se passe autour.  

Les barbelés sont partout -  Heureusement les fermiers sont sympas, mais souvent je passe mes nuits caché entre la clôture et la route
J’ai toujours du mal à me faire à cette relation blancs/noirs très distante et aux contrastes énormes de l’Afrique du Sud. Pour que la « Rainbow Nation » (le pays arc en ciel) le soit vraiment, ça va mettre du temps. Heureusement quelques rencontres viennent égayer un peu tout ça : comme cette femme dans la ville de Vryheid qui entre dans le cyber café dans lequel je me trouve pour me donner des biscuits fait maison en me disant « On dirait que vous venez de loin  et vous avez sûrement encore du chemin à faire, vous allez en avoir besoin, j’espère que vous allez aimer ces gâteaux » puis s’en va. Ou encore le soudeur du village de Underberg chez qui je vais faire réparer mon cadre. Il est  du Zimbabwe et il y retourne une fois par mois pour voir sa famille. Quand j’arrive dans son atelier,  il me dit « Mais je t’ai vu, il y a 3 semaines au Zimbabwe, et il me montre sur son téléphone une photo de moi qu’il a prise dans une station-service. C’est le genre de petite chose qui fait que j’aime le voyage à vélo.
  
 
Région du Kwazulu natal - la petite ville de Vryheid
2 points de soudure et ça repart...
Aux alentours de Mooi River - Les montagnes se rapprochent...
Les côtes deviennent des cols, les bosses deviennent des montagnes et le goudron laisse place à la crassette. Petit à petit, j’arrive vraiment dans le Drakensberg, même si, sur le papier, j’y suis déjà depuis plusieurs jours .  Les paysages sont grandioses, pas de circulation,  pendant quelques jours j’ai l’impression d’être à nouveau dans les Andes ou l’Hymalaya.


Les montagnes du Drakensberg 
Les montagnes du Drakensberg
Les montagnes du Drakensberg 
Pour profiter encore un peu de ces montagnes, je suis tenté de faire un détour par le Lesotho tout proche. C’est dans ce petit pays enclavé que se trouvent les plus hauts sommets et les plus jolis paysages de la chaîne du Drakensberg. Ce qui me retient, ce n’est pas les mauvaises pistes, le froid ou le dénivelé, mais les « give my money » que je vais entendre au bord de la route. Ce pays étant assez pauvre, je sais que je vais y avoir droit et j’en suis lassé. J’hésite jusqu’au dernier moment, mais finalement je choisi de ne pas faire de détour et je continue direction Sud Ouest .

Les montagnes du Drakensberg 
Pour cela, j’emprunte la « Transkei road », comme souvent, les blancs que je croise me disent que c’est  dangereux.  Cette région était un état autonome juqu’en 1994, c’est plus pauvre que le reste du pays et habité uniquement par des noirs. Je ne m’y sens pas spécialement en danger, juste en Afrique. Les maisons sont éparpillées anarchiquement sur les collines s'alignent le long de la route et forment comme un énorme village en continu sur plusieurs centaines de kilomètres. Je revois des gens laver le linge dans les rivières,  marcher le long de la chaussée, faire de l’autostop,  des femmes porter des paniers sur leur tête, des villes vivantes et bordéliques, des vendeurs de rue… bref toute ces images d’Afrique que j’ai vu ces derniers mois dans les pays voisins.

Les chouettes points de vue de la "Transkei Road"
Les alentours de Umtata, près du village de naissance de Nelson Mandela
Les dernières collines de la 'Transkei road'
Je passe les dernières collines de la "Transkei road", la côte est désormais toute proche. J’arrive dans la ville de East London, sur ma droite les bidonvilles, sur ma gauche les quartiers classes,  et en face de moi, c’est l’océan indien ! Ouais L’océan indien, ça fait rêver hein ? A peine arrivé, je ne résiste pas à l’appel de la baignade pour célébrer cette « traversée du continent Africain ».  Sauf qu’ici c’est l’hiver, j’ai plus l’impression de me baigner sur la côte belge que dans les caraïbes ! aglagla

L'esplanade de East London
Je reste une petite journée à East London puis je reprends la route direction plein Ouest avec un certain enthousiasme. C’est maintenant les côtes Sud-Africaines qui vont me guidées jusqu’au Cap. Il ne devrait y avoir que du bon sur le chemin, des plages, des falaises, de chouettes vues… Mais pendant les 3 premiers jours sur la côte,  j’ai de la pluie, du vent de face et je vois plus de vaches et de barbelés que de criques.

Entre East London et Port Elisabeth - ville de Port Alfred
Entre East London et Port Elisabeth - l'océan est juste derrière la colline, mais je ne le verrais pas pendant 3 jours
Arrivée à Port Elisabeth  
Depuis 3 jours, je suis à Port Elisabeth ou P.E. comme on dit par ici. Une grosse ville de 1,5 millons d'habitants qui s'étire sur une baie de 16 kilomètres de long. Un petit tour de la ville à vélo, repos et quelques bricoles pour que le materiel (et le bonhomme!) tienne le coup jusqu'au Cap.

Port Elisabeth - Market square
Le centre ville de Port Elisabeth
Port Elisabeth
Demain, je remonte sur le vélo pour la dernière ligne droite en Afrique.
A bientôt.