Nouveaux
pneus, nouvelle chaîne, nouveaux plateaux, nouvelle casette, nouvelles roues…c’est
avec un vélo presque tout neuf que je reprends la route vers le Sud. Mais aussi
avec des jambes toutes neuves, les antibiotiques ont fait effet, elles ont bien dégonflées, cette infection n’est plus qu’un mauvais souvenir.
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Entre Pereira et Cali |
Une fois
descendu des hauteurs de Pereira, je roule dans une grande vallée, les
montagnes de chaque côté et des champs de canne à sucre au milieu. C’est plutôt
plat sans être monotone. J'y vois
quelques cyclistes, notamment Ramon avec qui je roule une journée. Il
est vraiment sympa, m’invite à manger au restaurant, on discute beaucoup et
sans m’en rendre compte j’arrive à Cali bien plus tôt que ce que je pensais.
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Ramon – il a pas loin de la cinquantaine, mais il m’a fait transpirer ! |
En entrant
dans Cali, je repense à ce que beaucoup de monde m’avait dit à propos de
Medellin : une ville magnifique selon certains, la meilleure ville du
monde selon d’autres. J’y avais passé
deux jours et j’avais pas vraiment compris pourquoi. Mais quand j’arrive à
Cali, je comprends pourquoi…
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Cali – à première vue c’est plutôt moche |
J’y retrouve
Mayeli et Camillo que j’avais rencontré à Medellin justement. Mayeli est
étudiante en journalisme et participe ponctuellement à un journal local qui se
nomme « El Pueblo ». Elle m’avait proposé de faire une interview au
sujet de ce voyage lors de mon passage à Cali. Sa famille et ses amis m'offrent un accueil chaleureux. Je passe quelques jours avec eux, ça me permet de voir Cali sous un angle diffèrent et d’en avoir une meilleure image. Je tente d’améliorer
mon espagnol en accompagnant Mayeli à un cours/débat à son Université. Aussi, elle
m’emmène avec ses amis dans un des nombreux bars de salsa de la ville. La danse et le monde de nuit
c’est pas du tout mon truc, mais c’est vraiment intéressant de voir ça. (j’ai quand
même essayé, je crois bien que c’est sans espoir !)
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Cali est connue comme la capitale mondiale de la salsa. |
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Cali - Camillo et Mayeli – quiche aux poireaux et tarte aux pommes – la cuisine française a du succès en Colombie |
Mayeli et sa
famille vivent dans un des nouveaux quartiers de la ville : des unités comme ça
s’appelle ici. Des pâtés de maison complétement sécurisés : murés, barricadés, grillages
électrifiés, barbelés, gardien à l’entrée, agent de sécurité qui fait des rondes à vélo
dans le pâté de maison… Ça fait un moment que je suis en Amérique latine
et j’avais noté ces détails,
mais le fait de le vivre de l’intérieur me le fait encore plus remarquer .
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Cali - une rue de la ville, c'est rien a coté des unités ultra sécuritées |
Alors que je
m’apprête à quitter Cali, je reçois un mail de Tanel. Vous vous souvenez? On
avait roulé ensemble pendant 3 mois et traversé toute la Chine ensemble. Il
vient d’arriver à Cali. C’est donc avec lui que je continue ma route vers
l’Equateur.
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Départ de Cali - Muchas Gracias a toda la familia por su hospitalidad |
Terminé le
plat, c’est des montagnes, qu’on a
devant nous, on monte, on descend, on passe du short et T shirt dans les
vallées, à doudoune et goutte au nez sur les sommets. Cette fois la pluie ne
nous épargne pas, on essuie des averses quotidiennes et on enchaîne les
bivouacs sous la pluie.
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Entre Cali et Pasto - certains bus qu'on peut voir dans le sud du pays |
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Entre Cali et Popayan - on commence à prendre de la hauteur |
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Popayan - surnommée la ville blanche, avec son centre colonial |
Entre Popayan
et Pasto les Vallées se creusent, les dénivelés augmentent et les paysages
deviennent grandioses. Pour la première fois en Colombie, on traverse de
longues zones sauvages, sans les échoppes et habitations qui s’enchainent habituellement
le long de la panaméricaine.
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Les montagnes de la "Cordillera Central" en Colombie, ou comment faire le yoyo entre 700 à 3500 mètres d'altitude |
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Entre Popayan et Pasto - Les quelques petites villes qu'on peut voir sur le chemin |
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Et ça monte, et ça monte... |
On ne fait qu'un bref passage à Pasto mais la ville me donne bonne impression. Ici comme dans tout le pays, l'athmosphère
est toujours aussi bonne. Les "pouces en l’air", les saluts et les encouragements sont
toujours aussi nombreux. A chacun de nos arrêts, les gens viennent vers nous
pour nous questionner sur notre voyage.
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Pasto - située au pied du volcan Galeras à 2 500 mètres d’altitude |
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Pasto - 450 000 habitants - dernière grande ville avant la frontière |
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De l'autre coté de la Montagne, l'Equateur |
Le passage en
Equateur se fait sans soucis. On dit au revoir au pesos Colombien pour
retrouver une monnaie qu’on connait bien : Le dollar Américain. Il est d'ailleurs aussi utilisé dans d’autres
pays d’Amérique latine (El Salvador, Panama).
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Au revoir la Colombie, Bonjour l'Equateur |
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Entre la frontière et Quito - retour du soleil? |
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Le village de San Gabriel |
Peu de
différences avec la Colombie, les villes et villages que l’on traverse sont semblables, le riz/poulet/haricot est toujours le plat le plus courant et les
boulangeries (panaderia) ne vendent que de la brioche (j'avoue que j’ai du mal à
m’y faire). Cependant les visages ont changés, notament aux alentours des villes de Otavala et Cayambe ou les habitants sont plus typés indigènes.
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Entre la frontière et Quito |
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Le milieu du Monde - Passage dans l'hémisphère Sud |
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Les ruelles du Village de Christobal Colon |
Après 10
jours de route, on arrive à Quito, capitale de près de deux millions d'habitants. On fournit les quelques efforts supplémentaires pour se hisser entre les volcans à 2850 mètres d'altitude, là ou se loge la ville. On se faufile entre les bouchons, traverse les quartiers Nord de la ville par les grandes avenues bordées de centres commerciaux, fast food et autres buildings modernes pour arriver dans le centre colonial historique, ou l'on prend quelques jours de repos.
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Arrivée à Quito |
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Quito - Centre colonial historique |
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Quito - Centre colonial historique |
A bientôt.